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dimanche 7 février 2016

Japan Kebari: Kazumi "Ajari" Saigo

Après un peu plus de deux ans de contact sur le web j'ai eu le plaisir de rencontrer en personne un ami qui est aussi passionné que moi par le tenkara: Kazumi "Ajari" Saigo. 
Pendant les heures de route que nous ferons ensemble de Kyoto aux rives de la Shō-gawa nous discutions bien évidemment de pêche et je me rendis que les connaissances et la longue expérience de mon hôte auprès de Masami Sakakibara et Hisao Ishigaki n'avaient en rien entamé sa gentillesse et son plaisir de faire découvrir ses rivières préférées à ses hôtes. 
Kazumi Saigo a derrière lui une longue expérience de pêcheur de compétition au plus haut niveau il n'en est pas moins un homme que la simplicité du tenkara a séduit et qui sait habilement mêler les meilleurs conseils aux traits d'humour. 


Ajari utilise un nombre très réduit de kebari et celles-ci sont très simples. Comme d'autres pêcheurs Japonais il ne donne pas de nom à ses kebari. Au fil des années il a affiné sa technique et ses montages sont aujourd'hui tous de la même taille c'est à dire du 14 qui est celle donnant les meilleurs résultats sur les rivières où il pêche. 


Celle ci-dessus est montée sur un hameçon de taille 14 modèle Tiemco 403 BLJ , appelé communément "hameçon jig" par les monteurs de mouches. L'intérêt de cet hameçon est de donner à la kebari une nage plus naturelle, qui soit plus proche de la nage d'un insecte qui essaie de se diriger vers la surface. Le corps de cette kebari est fait de dubbing "Ice Dub" de la marque Hareline qui est un excellent produit synthétique qui ne se gorge pas d'eau et qui est très solide. Ajari utilise aussi le "Ice Dub" en noir, un substitut intéressant aux herls de paon.


L'intérêt de ce dubbing synthétique n'est évidemment pas d'être plus attractif aux yeux des poissons, et surtout des salmonidés car comme des études scientifiques le démontrent leurs yeux ne sont sensibles aux UV que dans les premières semaines de leur vie, mais d'être plus solide que les herls de paon naturels.


Ce second modèle est lui monté sur un hameçon Tiemco 2487 BL de taille 14. Son corps fait de herls de paon naturels et sa collerette de coq noir en font un modèle extrêmement polyvalent pouvant suggérer aux poissons des centaines d'espèces d'insectes dont se composent leur nourriture. 
Ayant eu la possibilité d'observer Ajari à la pêche il maîtrise très bien la dérive de sa kebari car c'est finalement le paramètre décisif: les poissons ne font pas la différence entre un véritable insecte et une kebari si celle-ci dérive à la bonne vitesse. Plutôt que de multiplier les modèles de kebari, Ajari a adapté sa technique au comportement des poissons. 




























Il ne fait aucun doute que dans l'avenir cet excellent et sympathique pêcheur fasse beaucoup parler de lui. Un pêcheur qui a développé une technique très efficace en restant fidèle au principe de simplicité du tenkara et dont la passion est aussi communicative ne peut que devenir un ambassadeur respecté du tenkara. 

mercredi 20 janvier 2016

Japan Kebari: Hirata-san


A mon arrivée dans la préfecture de Gifu  je me rendis avec mes hôtes dans une petite boutique de matériel de pêche située à quelques pas de la rivière Itoshiro tenue par Hirata-san. Située à quelques pas de la rivière cette petite boutique est la bonne adresse où passer dans la région pour être informé des conditions de pêche dans le secteur et acheter ce dont vous avez besoin. 
A bien des égards la boutique de Hirata-san me rappela celles qui existaient chez moi il y a encore une quinzaine d'années et qui étaient tenues par de vrais passionnés de pêche et où nous allions autant pour acheter notre matériel que pour le simple plaisir de discuter. 


Si la boutique de Hirata-san est de taille modeste elle n'en regorge pas moins de tout ce qu'il faut pour pratiquer l'ayu, le esa zuri et le tenkara. Le matériel le plus récent y côtoie de magnifiques tamos fabriqués par le maître des lieux et des cannes en bambou.
Je profitai d'ailleurs des conseils de Hirata-san pour faire provision de flurocarbone puis je m'intéressai au contenu de deux boîtes en bois posées sur le comptoir de la boutique. L'une d'elles contenaient les fameuses "mamushi kebari". 


Cette kebari qui mérite vraiment d'être qualifiée d'unique en son genre est montée par Hirata-san avec pour matériau la peau du gloydius blomhoffii, une vipère très venimeuse plus connue au Japon sous le nom de mamushi. Ayant fait plusieurs rencontres dans les montagnes aux alentours de Tadami je peux vous certifier que le comportement de ce serpent est typiquement celui d'une vipère: elle ne s'enfuit pas à votre approche, bien au contraire. 


Hirata-san utilise la peau de ce serpent venimeux pour en faire le corps de ses kebari. Aux personnes qui lui disent que ces kebari sont trop chères, mille yens soit sept euros quatre vingt cinq, il répond avec le sourire: "Je risque ma vie pour monter ces kebari!"
Hirata-san monte ses kebari avec pour seul outil une paire de ciseaux et le résultat n'en est pas moins très réussi, preuve d'une longue expérience du montage sans outil.


Mais les kebari de Hirata-san ne sont pas seulement belles, elles sont également très solides car il utilise du vernis à ongle en guise de colle. Hirata-san utilise des hameçons Owner Kuwahara Tenkara
La seconde boîte posée sur le comptoir de la boutique contenait les autres kebari montées par Hirata-san. Il les monte bien sûr également sans outil sur des les mêmes hameçons mais avec du fil à broder en guise de corps. Lors de ma visite elles avaient toutes un corps beige mais se différenciaient par les couleurs de leurs collerettes qui allaient du grizzly au noir en passant par le furnace brown.


Hirata-san finit également ces kebari par une fine couche de vernis sur tout le corps pour les solidifier. Comme il le précise un corps vernis ne change pas d'aspect une fois la kebari immergée. Comme nombre de pêcheurs d'expérience que j'ai rencontré au Japon Hirata-san a observé depuis longtemps qu'en définitive ce n'est pas la kebari qui prend les poissons mais le pêcheur qui sait l'utiliser à bon escient.








dimanche 3 janvier 2016

Japan Kebari: Dr. Hisao Ishigaki

Lors de mon séjour au Japon j'ai eu la chance grâce à l'entremise de mon ami Kazumi Saigo de rencontrer le Dr Hisao Ishigaki avec qui je pêchai un après-midi sur la mythique Itosihro. Ce fût bien sûr une très bonne expérience et une joie de rencontrer un des plus notables ambassadeurs du tenkara.
Ishigaki-sensei et moi-même échangeâmes quelques unes de nos kebari après la pêche.


Nous connaissons tous la Ishigaki sakasa kebari et la plupart d'entre nous ont monté cette mouche à leurs débuts mais les originales montées par Ishigaki sensei sont bien différentes des versions occidentales qui pêchent par un goût excessif du détail.
La technique du Dr Hisao Ishigaki est basée sur une observation rationnelle du comportement des salmonidés, et en particulier leur sens de la vision.



Si les détails dans le montage peuvent avoir une importance pour le pêcheur ils n'en ont aucun pour les poissons qui, du fait du cristallin quasi-sphérique et rigide de leurs yeux, sont myopes.
Cette kebari est très adaptée à la pratique du pêcheur qui ne change pas de mouche en cours de pêche. Composée de fil de montage et d'une plume de coq un pêcheur au tenkara qui considère la technique plus importante que le choix d'un modèle particulier l'utilisera aussi bien en sèche, en émergente ou en noyée.
Quand Ishigaki sensei ouvrit sa boîte pour me donner quelques unes de ses kebari il prit deux autres modèles qui eux non plus n'ont pas de nom.


Ces deux kebari sont elles aussi montées sur des hameçons Varivas sans ardillon, elles sont d'une grande simplicité et d'une efficacité sans faille. Les mouvements de leur collerette sur et sous la surface de l'eau n'y est d'ailleurs sûrement pas étranger.


Ishigaki sensei a développé une technique de pêche en noyée vers l'aval appelée "Tomezuri". Cette technique est très efficace et permet de pêcher en noyée vers l'aval sur de faibles distances. J'ai été initié par Ishigaki sensei en personne et ses kebari aux hackles longs et souples font des merveilles. Et pas seulement sur les rivières de montagne du Japon mais partout.


Comme les maîtres du tenkara Ishigaki sensei a démontré au cours de son parcours qu'en restant fidèle au principe de simplicité du tenkara on développait une palette de techniques efficaces qui reposent sur l'observation rationnelle des poissons.


John et Paul de Discover Tenkara ont réalisé une excellente vidéo à propos de Ishigaki sensei que vous pouvez regarder en cliquant ici.
Si vous souhaitez en savoir plus sur Ishigaki sensei et son tenkara je vous invite à lire l'excellente interview qu'avait fait Adam sur le forum Tenkara Fisher.

dimanche 13 décembre 2015

Japan Kebari: Hiromichi Fuji


En Juillet dernier lors de mon séjour au Japon j'ai eu l'opportunité et le privilège de rencontrer un personnage clé de l'histoire du tenkara moderne: Hiromichi Fuji. 
Il fût une des premières personnes à utiliser le tenkara comme une technique de pêche sportive et non plus une pêche commerciale et il a joué un rôle central par le travail fourni dans la conception de cannes et de lignes. Au cour de l'après-midi que j'ai passé dans son atelier nous avions à tour de rôle monté des kebari que nous avions échangé avant de nous quitter.


Fuji-sensei monte encore aujourd'hui lui-même toutes les kebari vendues par la firme NISSIN, sa très longue expérience du montage est perceptible à la rapidité avec laquelle il monte des kebari belles, simples et dont l'efficacité en pêche ne fait plus aucun doute nulle part depuis longtemps. Son étau fixé sur son bureau dans une position très basse dénote une économie de gestes et si la table est entièrement recouverte de matériel et de matériaux Fuji-sensei sait parfaitement où se trouve chaque objet.


Les kebari que Fuji-sensei monta ce jour là sont faites sur des hameçons Maruto de taille 号7 et 号6.


Ce premier modèle est inspiré des modèles de kebari très anciens utilisés par les derniers pêcheurs professionnels dont Fuji-sensei s'est inspiré pour faire du tenkara une pêche sportive.


Ces kebari ne sont ni des "mouches sèches" ni des "mouches noyées" car comme le dit Fuji-sensei lui-même: "C'est le pêcheur qui adapte son utilisation de ses kebari à la situation."
La technique de Hiromichi Fuji est basée sur l'héritage des pêcheurs professionnels et sur son observation des poissons. 


Les kebari de Fuji-sensei sont montées de la façon la plus adaptée à cette technique qui exige une très grande délicatesse de présentation. L'économie de matériaux n'est pas qu'une question d'esthétique. 


Aujourd'hui encore Fuji-sensei est actif dans la communauté tenkara au Japon par le biais du Kyoto Kitayama Tenkarakai, en participant à de nombreuses manifestations sur le thème du tenkara et en collaborant à la conception de cannes et de lignes pour Nissin. 

samedi 5 décembre 2015

Japan Kebari: Yuzo Sebata

Lors de mon voyage au Japon j'ai, comme le veut la tradition, échanger des kebari avec des pêcheurs que j'ai rencontré. La première étape de mon périple m'a donné l'opportunité de rencontrer Yuzo Sebata qui m'a fait cadeau de kebari qu'il a monté pour me les offrir.


Sebata-san monte ses kebari sans étau et avec pour seul outil une paire de ciseau. Il utilise des hameçons Gamakatsu Kantsuki Yamame en taille 号8 ou 9.
Nous avons tous vu sur internet des kebari inspirées de celles-ci mais il est rare de voir des reproductions réalisées avec les matériaux utilisés par Sebata-san notamment le modèle au centre de la photo dont le corps est fait de ruban auto-fusant utilisé habituellement par les électriciens.
La zenmai-dou de Sebata-san est quand elle montée comme une sakasa kebari mais le noeud final est réalisé derrière la collerette après que le fil de montage ait été enroulé à spires larges autour de la hampe afin de solidifier le montage. 


Sebata-san utilise aussi bien des plumes de cou de coq, de poule ou de flanc de perdrix pour ses montages...en fonction de ce qu'il a disponible quand il a besoin de monter des kebari.


Les kebari de Sebata-san sont simples parce qu'elles sont le fruit d'une longue évolution et en adéquation avec une technique. Ceux qui sont considérés au Japon, et ailleurs par les passionnés sincères, comme des maîtres du tenkara sont ceux qui ont mis au point des techniques qui leurs sont propres. 


Je ne suis sûrement pas le seul à l'avoir remarqué mais ces excellents pêcheurs dont Sebata-san fait partie depuis cinquante ans maintenant sont tous restés fidèles au principe de base du tenkara: une canne, une ligne, une mouche.




mercredi 11 novembre 2015

La canne NISSIN Zerosum Oni Honryu 450 (2° Partie)

Samedi matin levé aux aurores je consultai les bulletins météo qui nous annonçaient l'arrivée imminente d'une grosse dépression qui dans quelques jours nous apporterait vent et pluie je décidai donc de ne pas perdre de temps et prenais la route pour profiter de quelques belles heures à la pêche. Je n'emmenai que le strict minimum: épuisette, canne, ligne, kebari. 


Le jour levé, la lumière resta discrète. Ca allait une journée typique de Novembre: grisâtre. Il y avait un peu de vent mais rien d'inquiétant. Je trouve cependant un avantage à ces conditions: on n'a pas besoin de lunettes polarisantes pour visualiser les poissons et j'en observais plusieurs près du bord pendant qu'assis sur un banc je préparai ma canne. 


Je nouais à mon bas de ligne une zenmai-dou . Mon premier lancer s'adressai à une Arc-en-ciel qui ne fît pas de manières quand la fameuse kebari coula lentement devant elle...La canne Zerosum Oni Honryu ne permet pas seulement des lancers longs et précis mais aussi délicats.


La matinée commençait bien! Il y a sur ce plan d'eau une minuscule île autour de laquelle gravitent habituellement bon nombre de truites mais plusieurs pêcheurs s'y affairaient déjà, je décidai donc d'aller vers un autre coin. Ce fût un choix judicieux car l'endroit sur lequel j'avais décidé de jeter mon dévolu révéla la présence de nombreux saumons de fontaine. 


Je ne regrettai pas de ne pas pêcher le spot initialement prévu car en y jetant en oeil de temps à autre il me semblait que pas grand chose d'excitant ne s'y passait. Je pêchai calmement laissant un  peu de temps s'écouler entre chaque prise pour que les poissons convoités ne prennent pas la fuite ou descendent plus en profondeur où je ne les verrai plus. 



Ma stratégie fût payante car je n'eus que très peu d'échec.


Malgré la brise qui augmentait au fil du temps la canne fît un excellent travail, mes lancers restaient précis et délicats et je n'eus qu'à me déplacer un peu pour me placer de façon à ce que ma kebari dérive naturellement. J'utilisai une ligne Fujino Soft Long Type de sept mètres et bien que cette ligne ne soit pas aussi dense qu'une ligne en fluorocarbone je ne rencontrais pas de problème majeur. 


La canne est très sensible, n'émet pas de vibrations quand un poisson est au bout de la ligne mais transmet très bien toutes les sensations du combat. 


En fin de matinée je décidai de faire une pause pour déjeuner et c'est là que la pluie annoncée pour la semaine suivante arriva. N'étant pas équipé pour pêcher sous la pluie je prenais mon temps en repensant à cette matinée très agréable de pêche à vue. Après un bon café je reprenais la route avec de nouveaux et agréables souvenirs de pêche.



vendredi 6 novembre 2015

La canne NISSIN Zerosum Oni Honryu 450 (1° Partie)

Jusqu'à présent les cannes tenkara étaient conçues pour pratiquer la pêche au Japon mais avec le développement international il allait se poser un nouveau défi aux fabricants qui est de mettre sur le marché des cannes parfaitement adaptées au marché occidental. Masami Sakakibara a relevé avec succès le défi pour Nissin en concevant, encore une fois, une canne d'exception: la Zerosum Oni Honryu 450. 


Comme toutes les cannes tenkara Japonaises celle-ci est présentée dans une boîte, la housse étant en velours d'un violet pâle de belle qualité. L'esthétique générale est sobre et très réussie; la canne est noire laquée et seule une bande de fibre de carbone tressée entourée de fins liserés chromés est visible au bout du premier brin.

























Bien entendu cette canne a été fabriquée au Japon, gage de qualité s'il en est. 


Les caractéristiques théoriques de cette canne sont les suivantes:   

Longueur: 4.50 m
Brins: 9
Repliée: 64 cm
Poids: 100 gr
Diamètre scion: 0.65 m  
Diamètre talon: 13.3 mm
Bas de ligne conseillé: 号0.8 à 号1.5 (de 0.148mm à 0.20mm)
Composition: 97% Graphite 

Ma Zerosum Oni Honryu pèse 98.8 grammes sans le bouchon de scion, donc prête à pêcher, et mesure 4, 485 mètres. La longueur repliée est de 63.5 centimètres avec le bouchon de scion en place.
La poignée, longue de trente centimètres, est réalisée dans un liège de très bonne qualité et sa subtile forme en "dos de chameau" la rend particulièrement confortable. L'enjoliveur est en aluminium chromé et il s'ajuste parfaitement à la poignée.



Le bouchon de scion est en nylon, il tient parfaitement en place. Le bouchon de talon est fait lui aussi de nylon, il est arrondi pour plus de confort notamment pour les pêcheurs qui tiennent leur canne dans une position très basse. Il est moleté pour faciliter le serrage et desserrage.  
A la réception de la canne je l'ai désassemblé comme je le fais toujours et pu constater qu'il n'y avait aucune poussière à l'intérieur du blank ni dans le pas de vis du bouchon de talon ce qui démontre qu'un grand soin a été apporté au contrôle qualité de cette canne en production. 


Comme toujours chez Nissin la fixation du lilian sur la canne est parfaitement réalisée. 


Cette canne ne porte pas de mention de son action mais c'est une "6:4" et j'en profite pour faire une brève digression sur le sujet: ce n'est pas la canne qui vous fait lancer "bien" (même si une canne bien équilibrée est un plus) c'est vous en fouettant correctement, en effectuant le mouvement "arrière" et le mouvement "avant" à la même vitesse et en les bloquant au bon moment qui permettrez le chargement de la canne en énergie et le déploiement correct de la ligne.
Lors de mon séjour chez Masami-san j'ai eu la chance de pouvoir tester cette canne alors qu'elle était tout juste disponible au Japon et je dois dire qu'elle m'a très agréablement surpris.
Equilibrer une canne de cette longueur est particulièrement complexe car il faut éviter une sensation de lourdeur dans le scion mais que celui-ci soit assez puissant pour transmettre l'énergie des lancers et qu'il soit solide et avec la Zerosum Oni Honryu ces trois aspects sont réunis.
La canne est très agréable, malgré sa longueur elle ne demande que peu d'effort même si vous pêchez en level line de faible diamètre. Comme je l'ai toujours pensé, et écrit à de nombreuses reprises, une canne de tenkara vraiment bonne est versatile et donne d'aussi bons résultats avec tous les types de lignes et la Zerosum Oni Honryu ne fait pas exception à la règle. Elle permet de lancer avec précision et délicatesse que vous utilisiez une ligne parallèle, conique ou tressée.

J'ai demandé à Masami-san de décrire en quelques mots les idées qu'il avait mis en jeu pour la conception de cette excellente canne et voici ce qu'il m' a envoyé:

-Pouvoir pêcher de gros poissons avec une canne réellement adaptée et ainsi limiter les risques de perdre de beaux specimens.
-Pouvoir lancer plus précisément, et sans effort, qu'avec n'importe quelle autre canne de même longueur déjà existante.
-Obtenir un meilleur équilibre que sur les autres cannes de longueur égale. La majorité des cannes de 4,50 mètres ont trop de poids dans le scion.

Essayez cette canne et vous l'apprécierez et prendrez beaucoup de plaisir à pêcher avec elle. Bye!







dimanche 25 octobre 2015

Petite balade sur la Bérence

J'ai profité cette semaine d'un après-midi baigné de soleil pour aller une balade sur les rives de la Bérence, ruisseau local que j'aime beaucoup et sur lequel je fais quelques sorties de pêche tous les ans depuis de nombreuses années.  Au fil des ans je n'ai malheureusement pu que constater la dégradation de l'état général de ce ruisseau qui est de plus en plus embâclé avec l'inéluctable conséquence de l'envasement de nombreux secteurs que finissent par déserter les truites.


Attristé par ce spectacle je m'éloignai et remontai à travers les bois.


Malgré les quelques pluies récentes et la température qui est relativement élevée pour la saison je n'y trouvai pas un seul champignon comestible. Comme dans de nombreuses hêtraies la collybie muqueuse est probablement l'espèce la plus fréquente et il ne me viendrait pas à l'idée d'en manger!