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vendredi 22 août 2014

UNE NOUVELLE ETAPE

Le Tenkara entraîne, à mon avis, pour ceux qui s'y intéressent sérieusement une évolution dans leur matériel de pêche et une évolution dans leurs accessoires.

Depuis quelques temps je m'intéresse de plus en plus à la fabrication de certains de ces accessoires comme les Tamos.
J'ai eu la chance de me voir offrir une des ces authentiques épuisettes Japonaises par un ami qui est un fin pêcheur et je l'en remercie parce que cet exemplaire me permet d'avoir un modèle réalisé dans les règles de l'art. Il est simple et très beau. Cet objet a une âme, ce n'est pas un produit industriel.


Je profite désormais de mes sorties de pêche pour collecter du bois, mais n'importe lequel. Seules les essences dont j'ai trouvé mention chez des connaisseurs m'intéressent. Certaines essences sont difficiles voire impossibles à trouver en Europe mais dans ce cas je prends les espèces de la même famille la plus proche. Houx, if, sapin. Des bois légers et souples. Ce n'est pas vraiment surprenant, pourquoi aller se compliquer la tâche avec des bois lourds et rigides? 


Ca me donne en plus une raison supplémentaire de passer mon temps libre dans les bois ce qui est toujours une bonne chose. 


Je ne sais pas encore si j'arriverai à produire qui que ce soit de vraiment valable mais je pense que si j'arrive à mettre à profit les informations trouvées sur internet combinées aux conseils de quelques amis Japonais je devrai arriver à des résultats honorables. Et c'est important aussi de créer quelque chose qui corresponde à mon Tenkara que je veux développer dans le respect de la tradition et de la culture halieutique Japonaise. 

Il ne me reste plus qu'à être patient car je n'ai pas l'intention de gâcher ces matériaux en les travaillant avant qu'ils ne soient secs ce qui prendra au moins 9 mois. Si j'arrive à créer des Tamos digne de ce nom ils n'en auront que plus de valeur. 










dimanche 29 décembre 2013

TENKARA SESSION #7

Après plusieurs sorties annulées je me suis décidé hier matin à aller à la pêche, toutes les rivières de la région étant en crue il m'a fallu me rendre dans le dernier plan d'eau encore ouvert. A mesure que je m'en approchais le ciel se dégageait et j'étais donc très motivé à assouvir ma passion pour la première fois depuis le début de ces congés de Noël.
Si le ciel était d'un bleu pâle des plus encourageants le vent était déjà bien présent dès le début de la matinée et effectivement une fois mon droit d'entrée acquitté je me rendis compte en arrivant au bord de l'eau que sa surface était régulièrement balayée.


Il allait donc falloir aller chercher les truites là où elles se trouvent: au fond!
Je pêcherai toute la journée avec une grise à corps jaune en taille 8 que je laisserai patiemment couler de façon inerte et que j'anime lentement en essayant de la faire glisser au plus près du fond. Ca marchera bien toute la matinée même si les truites prises sont de petite taille pour l'endroit. Les plus gros spécimens sont sans doute occupés à des simulacres de reproduction en cette période hivernale et je n'espère pas pouvoir repérer un seul poisson à vue aujourd'hui.



Le début d'après midi est marqué par une bonne accalmie du vent mais pas par une remontée même légère des températures et il ne semble toujours pas y avoir de poissons entre deux eaux ou en surface si ce n'est des petites perches dont ce plan d'eau est infesté. Je reprends quelques truites qui se défendent bien, eau froide aidant elles sont au mieux de leur forme.



Vers 15 heures 30 le vent fait son retour, je me mets à l'abri dans une des cabanes qu'il y a sur les berges et je ne sais pas pourquoi je m'attends à voir des poissons s'activer. Je suis à l'endroit en face duquel l'étang est le moins profond et donc celui où j'ai le plus de chance de voir une truite avant de lui lancer mon imitation...Je vois une ombre à environ cinq mètres du bord qui fait du surplace, j'ai ma mouche dans la paume de la main prête à s'envoler et dès que la truite avance je la lui lance. Elle prend ma mouche en passant et quand elle sent qu'il y a une résistance elle tente de plonger; le combat commence!
Dès la première seconde la canne est quasiment pliée en deux, la ligne titanium est bandée comme un arc mais la poisson tente par tous les moyens dont il dispose de s'approcher du fond. J'essaie de le déséquilibrer mais j'y vais en douceur, je suis sûr que c'est LA truite et je ne veux pas la perdre. Cette fois les berges sont sèches et je marche doucement derrière la truite qui essaie obstinément de sonder.


Après un combat dantesque je sens les premiers signes de faiblesse, les coups de tête se font moins puissants et le scion de ma canne se redresse; j'aborde sans grande inquiétude la mise à l'épuisette qui se fera sans problèmes. Je pose aussitôt épuisette et canne pour prendre ces deux photos avant de m'atteler à la remise à l'eau de ce superbe poisson qui m'a filé une bonne dose d'adrénaline.


Après avoir repris son souffle il repartira tranquillement parmi les siens.

Je reste un moment à regarder l'endroit d'où est reparti cette magnifique truite et je replie ma canne, convaincu que pour aujourd'hui je ne prendrai pas un poisson qui puisse me faire plus plaisir que celui-ci. Même si j'ai eu froid toute la journée je suis content et pour être honnête assez fier d'avoir capturé ce
poisson magnifique et très combatif en Tenkara. Une fois encore la simplicité l'a emporté sur la complexité inutile. L'année halieutique se termine en tout cas en beauté!




dimanche 3 novembre 2013

    MON EPUISETTE CLUB PARACHUTAR

Au cours de la saison passée si il y a un élément de mon équipement dont la santé chancelante a entraîné la disparition c'est l'épuisette. Le vernis avait pas mal souffert au cours des années et ne remplissait plus son office, le bois avait pris une teinte noirâtre pas très agréable à l'oeil. J'avais bien essayé un ponçage et une réfection du dit vernis mais le noircissement du bois avait continué quand même.

Je me suis donc posé la question de savoir pourquoi mon épuisette donc je prenais soin avait fini par pourrir et la réponse fût pour moi claire, l'humidité avait pénétré par la poignée; enfin je dirais plutôt par l'anneau de la poignée. Comme quasiment toutes les épuisettes l'anneau était bêtement vissé dans le bois ce qui facilite les infiltrations. Je ne sais comment m'est venue l'idée mais je pensais qu'il fallait un anneau fixée par une douille.
Je ne voulais plus d'épuisette de grande série, j'étais sûr de vouloir quelque chose de bien mieux; un objet qui soit un peu plus qu'un objet...Je commençais donc à chercher des artisans capables de répondre à mes attentes.
Je commençai par contacter des artisans Français mais je n'eus aucune réponse de qui que ce soit!
C'est rapidement vers les artisans Japonais que je me tournais, en particulier Mr Atsushi Yamada qui fût le plus rapide à répondre à mon e-mail et avec les réponses que j'attendais!
En quelques conversations mon épuisette était conçue, il ne me restait plus qu'à être patient...Quand certains ont du temps libre, les autres ont des clients!


J'ai choisi un cadre en quatre plis: deux en érable ondé, un en cognassier et un en sapotillier; la poignée est en acacia. Je trouve cet assemblage d'essences particulièrement harmonieux.
La taille de l'épuisette est adaptée aux poissons que j'attrape et à l'encombrement des rivières où j'ai l'habitude de pêcher. Une épuisette géante, à la mode certes, aurait vite le filet en charpie.
Mais ce qui m'a fait choisir CLUB PARACHUTAR c'est que mon idée d'un anneau inamovible était déjà mise en oeuvre. Les grands esprits finissent toujours par se rencontrer comme on dit!



Le bois lui est protégé par deux couches de vernis polyuréthane.




La finesse du travail réalisé par Atsushi Yamada est incroyable, le moindre détail est parfait. Il faut être patient pour reçevoir sa commande mais ça vaut vraiment le coup! Satisfaction complète et même au delà.


Si j'ai choisi une poignée courbe ce n'est pas par souci esthétique mais pratique, c'est tout simplement pour pouvoir la prendre plus aisément puisque je l'accroche toujours poignée vers le bas.


Je l'ai reçu après la fermeture, elle n'est donc pas encore baptisée mais ça ne devrait plus tarder!

Vous pouvez contacter Mr Atsuishi Yamada par e-mail ou via sa page Facebook

dimanche 2 juin 2013

DIMANCHE PRINTANIER

Malgré quelques légers passages nuageux ce dimanche n'a pas été mauvais du tout! Ca fait du bien de pouvoir sortir avec des vêtements de saison...Les truites aussi étaient de sortie!


Heureusement il n'a pas plu la nuit dernière, l'eau n'en sera qu'un peu plus claire; tant mieux! Le spot que j'ai choisi est peu profond et alterne courants rapides et plus modérés. L'endroit est très connu des pêcheurs du coin mais à ma grande surprise je n'ai rencontré personne si ce n'est un magnifique lièvre que j'ai effrayé en passant une clôture et qui a piqué un sprint digne d'Usain Bolt quand il m'a vu!

Je commence par préparer ma canne sans avoir de temps à perdre à choisir entre 25 bas de lignes et 758 mouches, je n'ai qu'un menu à proposer! Grise à corps jaune pour toutes!



Les truites sont très actives, il faut dire qu'il y a de plus en plus d'insectes chaque jour à émerger. Je change de spot pour un autre au courant bien plus calme et encore moins profond. Ca me permet de m'entraîner à approcher les truites le plus près possible; je subis quelques fuites éperdues mais j'arrive à faire visiter mon épuisette à quelques unes d'entre elles!


En tout cas je suis convaincu que le fait de n'utiliser que très peu de modèles de mouches différents est un très gros avantage; ça permet de ne se concentrer que sur ce qui est vraiment important, faire passer votre mouche de façon convaincante dans le champ de vision d'une truite.

dimanche 14 avril 2013

LES EPUISETTES TENKARA

Depuis que circulent sur internet des vidéos de Tenkara on s'est petit à petit habitués à voir des épuisettes qui ne ressemblent pas aux notres...Malheureusement l'offre est plus que réduite, pour l'instant du moins.

L'épuisette Tenkara s'appelle Tamo ( たも) et chaque pêcheur fabriquait la sienne lui-même ou l'achetait à un autre pêcheur je pense. Les essences de bois traditionnellement utilisées sont le cyprès, le sapin ou le genévrier. Il existe encore aujourd'hui de nombreux artisans au Japon qui perpétuent l'art du Tamo, si vous ne savez ou ne voulez pas fabriquer vous-même votre épuisette, adressez vous à eux!
Certains font de simples épuisettes des oeuvres d'art où se côtoient le bois, le métal, l'os, la corne etc. Du fait que le Tamo soit fait d'une branche il n'y en a pas deux identiques, on est donc très loin des productions en grande série des marques occidentales. Ce qui par contre m'a surpris c'est le prix de ces oeuvres artisanales qui reste modique et accessible. Se faire fabriquer un Tamo même par un artisan connu et reconnu coûte moins cher qu'une épuisette de série d'une grande marque occidentale.



Toutes les grandes marques Japonaises ont évidemment développé des Tamo de série, les plus connus étant Daiwa et Shimano. Leurs épuisettes ont depuis remplacé les branches de genévrier et l'os par le plastique et l'aluminium mais elles n'ont pas perdu pour autant une esthétique qui ne laisse rien au hasard. Ces modèles sont les plus courants et on peut se les procurer facilement, leur prix sont très accessibles même  après été importés en Europe. 



Il existe aussi un autre type d'épuisette qui est l'épuisette à déploiement automatique qui s'ouvre quand on la sort de sa housse mais je n'ai jamais l'occasion d'en utiliser une. Ce sont les moins chères, on en trouve entre 20 et 30 euros, même en France où tout est plus cher qu'ailleurs! Par contre vous n'aurez le choix qu'entre deux ou trois modèles contre des dizaines au Japon.


Pour ma part, j'utilise pour l'instant une épuisette occidentale classique mais je pense que son âge canonique et sa santé chancelante vont justifier sa mise à la retraite! Mais je pense que le plus important n'est pas votre épuisette c'est vous, votre état d'esprit et votre philosophie de la pêche.