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vendredi 3 janvier 2020

Une saison de pêche 2019 très difficile

Comme je l'avais prévu quelques jours avant cette ouverture de la pêche de la truite toutes les mauvaises conditions avaient été réunies pour rendre la pêche aussi difficile que possible. Le samedi fatidique j'arrivai comme d'habitude à sept heures trente à proximité du ruisseau où je compte pêcher mais cette année malgré la distance qui me séparais de lui je l'entendais déjà ce qui est plutôt mauvais signe car quand cela arrive c'est qu'il est en crue.
Etant donné les fortes pluies qui avaient précédé ce jour tant attendu je n'étais pas surpris, je peux même dire que je m'y attendais. 


Pour accéder au ruisseau je traverse une prairie sauvage, toujours en passant au même endroit, et à chaque pas je m'enfonçais jusqu'à la cheville dans le sol tellement celui-ci était imbibé et une fois le ruisseau devant moi je ne pouvais que constater sa teinte brunâtre qui ne présageait rien de bon. D'habitude c'est là que je prépare ma canne et commence à pêcher mais cette fois ce n'est pas ce que j'ai fait. Je n'ai pas préparé ma canne puisque le ruisseau était impêchable. Je remontai donc le ruisseau en espérant qu'à l'approche de sa source l'eau serait plus claire mais ce fût peine perdue; les onze kilomètres étaient uniformément teintés par les limons déplacés par le courant.


Cette ouverture de la saison de la pêche à la truite commençait donc très mal. Les mois de Mars et Avril passèrent sans aucune opportunité de pêche tellement la météo était exécrable. Enfin début Mai le printemps commença à s'installer sur la région et j'en profitai pour consacrer un peu de temps à pêcher les rivières du coin. Les pêcheurs avaient dû être vraiment découragés dès le début car je ne rencontrai personne sur aucune rivière ce qui est plutôt rare car ces petites rivières sont habituellement bien fréquentés par les pêcheurs aux appâts naturels.



Il me fallut attendre jusqu'au début du mois de Mai pour enfin bénéficier de conditions favorables à la pêche de la truite. A partir de la mi-Juin la sécheresse et la canicule commencèrent à se faire sentir et je décidai de raccrocher la canne pour cette saison en espérant que vers la fin de la saison la météo serait saisonnière et que les conditions soient réunies pour profiter au moins des weekends de Septembre pour profiter des rivières. Ce ne fut pas le cas puisque dès le début Septembre la pluie et les orages furent quasiment quotidiens réduisant à néant tout espoir de finir cette très brève saison de pêche en pêchant.





mardi 5 mars 2019

Tenkara 2019, je suis prêt!

Près de six mois ont passé depuis ma dernière sortie de pêche; je n'aurai pas eu cet hiver l'occasion d'aller pêcher le brochet tant la météo a été exécrable. L'hiver tire à sa fin et les premiers soubresauts printaniers ont été interrompus par l'arrivée de perturbations des plus désagréables; pluie, vent et grêle se sont chargés de remettre les rivières en désordre. Je m'attendais cette année comme d'habitude à une ouverture difficile mais là ça risque d'atteindre des sommets.
Il y a quelques jours un ami publiait sur son journal Facebook une magnifique de l'Ubaye enneigée, l'endroit même où nous avions pêché lors du dernier Tenkara Fest et après avoir "liké" la magnifique photo je mettais en commentaire que mon ouverture allait très certainement consister à "promener le matériel". Ce sera à peu près ça. Le matériel va prendre l'air!


Cette année je vais bien sûr rester fidèle au minimalisme en terme d'équipement de pêche qui me convient parfaitement. Tout le matériel à l'exception de la canne et du tamo tiendra impeccablement dans mon tenkara strap pack Zimmerbuilt. Quand un des meilleurs fabricants au monde de sac à dos découvre le tenkara et conçoit des sacs dédiés aux autres pratiquants de cette pêche on obtient ce genre d'article utile, fonctionnel et durable. 



Cette pochette suffit à contenir ma seule boîte à kebari, celle qui fût fabriquée par Richard Setina il y a déjà plusieurs années et qui est à mon avis la boîte parfaite pour un pêcheur au tenkara.
J'ai bien évidemment d'autres boîtes, une Nissin en foam et une autre qui est une boîte à appâts fabriquée par un artisan japonais de mes amis que j'ai en quelque sorte détourné de son usage premier.


Mes kebari seront au nombre de trois dont une sèche. Il y a quelques années j'avais mis au point une mouche sèche minimaliste, la Cheran Dry, et depuis elle a quelque peu évolué. Le corps en fil de montage avait l'inconvénient de rendre nécessaire le graissage pour que la mouche reste flottente et j'ai donc opté pour une combinaison d'un dubbing naturel et d'un dubbing synthétique qui sont tous les deux très hydrophobes et je n'ai donc plus besoin de transporter de graisse pour utiliser cette mouche. La seconde est une Oni kebari; montage de type sakasa kebari, qui est une noyée très utile et très efficace. J'avais pêché toute la saison 2014 avec seulement ce type de montage mais avec le corps en jaune et ça avait été l'occasion d'apprendre et de comprendre bien des choses sur l'utilisation de ce type de mouches. 


La troisième est une simple zenmai-dou identique à celles que j'avais emmené avec moi au Japon et depuis ces années que dure mon expérience du tenkara c'est sûrement la kebari que j'ai le plus utilisé.
J'aurai l'occasion de revenir dans l'avenir sur le sujet des kebari car il est essentiel à une approche valable du tenkara.
Pour le reste du matériel de pêche les classiques coupe-fil à lame céramique Tiemco, cartes à ligne Daiichiseiko et pince à clamper.

En fait ce qui sera le plus volumineux dans mon sac le jour de l'ouverture sera la nourriture, la boisson, le réchaud et mon siège ultra-léger Thermarest Z. 

Nous sommes maintenant à quarante huit heures de l'heure fatidique. Et je suis prêt!

lundi 2 avril 2018

Ouverture de la pêche 2018

Comme tous les ans je n'ai pas manqué le rituel de l'ouverture de la pêche de la truite bien que cette année j'ai bien cru que pour une fois j'allais le manquer car l'hiver a été particulièrement pluvieux et quelques jours avant la date fatidique l'état de bon nombre des ruisseaux de la région était vraiment mauvais, tous avaient un niveau d'eau élevé et de l'eau bien teintée. Fort heureusement nous avons été comme toute la France touchés par la vague de froid qui a provoqué l'arrêt des pluies et par conséquence logique une baisse assez rapide du niveau des eaux comme je le constatai quelques jours avant l'ouverture à l'occasion d'une promenade sur les berges du ruisseau sur lequel je fais l'ouverture tous les ans. 



Je consacrai une seule et unique soirée à préparer l'ouverture car j'avais en fait tout préparé depuis plusieurs mois; c'était donc plus une revue détaillée de mon équipement. Sachant que je ne pêcherais qu'en noyée en cette période d'ouverture je ne garnissais ma boîte que de quelques kebari à cet usage.


La plus petite n'est autre qu'une version affinée de ma fidèle Yamato kebari qui me suit partout depuis mon voyage au Japon à l'occasion duquel elle fût créée et je ne le regrette pas, bien au contraire car elle m'a fait prendre des truites partout. De l'Itoshiro au Vercors en passant par l'Ardèche et la Normandie. Fidèle au poste! La plus grande, seulement un peu plus grande, est faite de zenmai et d'une plume de poule.


Je décidai de faire l'impasse sur le premier kilomètre de ce ruisseau pour monter à proximité de l'endroit où tous les ans je déjeune à l'occasion de l'ouverture, le secteur où le ruisseau coule dans la partie la plus étroite de sa vallée où j'espérai être quelque peu abrité du vent glacial qui balayait la région depuis plusieurs jours. 


Comme l'année dernière la pêche ne fût pas facile, je tentai tous les postes où j'ai déjà pris des truites dans le passé sans obtenir le résultat escompté et c'est finalement dans un virage où je n'ai jamais vu ni attrapé une truite que mon lancer fût couronné de succès. 



Cette truite repartie dans son élément je rangeai ma ligne sur sa bobine et repliai ma canne, il était déjà midi et l'heure était venue du traditionnel déjeuner d'ouverture. Le vent était toujours très présent mais le ciel s'était dégagé, c'était le bon moment pour des ramen et une bonne bière!


Je redescendais ensuite le ruisseau sans voir personne ni même entendre le moindre bruit que celui du vent. Depuis cette matinée d'ouverture la météo a été constamment mauvaise, les ruisseaux ont repris leur teinte hivernale et je ne suis pas allé à la pêche.











mardi 20 juin 2017

Tenkara Fest 2017

Cette année c'est en Isère, plus exactement à Pont-en-Royans, que nous avions rendez-vous pour la troisième édition du Tenkara Fest qui allait donc se dérouler dans le massif du Vercors.


Comme tous les ans j'arrivai le premier et prenais assez rapidement la direction d'une rivière que nous avions prévu de pêcher pendant ces trois jours c'est à dire la Bourne.  




Mais avant de pêcher je prenais le temps de me préparer un excellent déjeuner sur sa berge baignée de soleil et en profitais pour me détendre après les presque dix heures de conduite de la nuit. Il faisait très chaud ce vendredi après-midi, 28° à l'ombre pour être exact, et je ne m'attendais donc pas à ce que les truites soient particulièrement actives. La Bourne est une superbe rivière où on se sent incroyablement bien à chercher les truites même si cet après-midi là les conditions ne se prêtaient guère à la pêche de la truite.  Je consacrais donc un bon moment à observer une autre locataire des lieux. 


Rejoint par Guilhem nous décidions de monter plus en amont sur la rivière. L'ambiance commençait à sentir fortement l'orage mais nous étions confiants et voulions commencer ce weekend consacré à la pêche par de la pêche tout simplement. Malgré l'atmosphère orageuse puis le vent qui s'invita dans la partie notre pêche rencontra le succès. Notre approche simple du tenkara, fidèle au principe de base de cette pêche sportive: une canne, une ligne, une mouche, montra une fois de plus son efficacité même dans des conditions difficiles et dans mon cas sur des rivières dont je ne connaissais que le nom il y a encore quelques heures.



Cette première partie de pêche achevée nous reprenions la route en sens inverse pour rejoindre notre ami Edouard qui venait d'arriver au gîte. Nous passerons une excellente soirée qui fut suivie d'une bonne nuit de sommeil en vue de la journée qui nous attendait le lendemain. Cette seconde journée débuta par notre rendez-vous avec un pêcheur que nous ne connaissions qu'à travers les réseaux sociaux et je dois dire que comme nous nous y attendions nous avons eu le plaisir de faire la connaissance d'un pêcheur des plus sympathique et vraiment passionné par le tenkara. 


Après avoir fait connaissance nous observions la rivière où venaient d'être introduites quelques truites en vue de la "fête de la pêche" puis nous décidions d'aller pêcher sur le plateau. Chemin faisant le ciel s'obscurcît très vite et une fois arrivés à destination nous ne pouvions que constater qu'un orage avait gonflé les ruisseaux environnants et nous décidions alors de redescendre vers les gorges de la Bourne où nous avons trouvé des eaux limpides. 





Nous arrivions en milieu de matinée et même au fond de ces gorges encaissées la température était déjà très élevée. Malgré cela notre matinée de pêche dans ce décor magnifique fût couronnée de succès. Nous observerons de nombreuses mouches de Mai mais il faut bien dire qu'au cours de cette journée elles ne semblaient pas intéresser grand monde car seules des petites kebari noires furent prises par les truites.




Comme l'avait prévu la météo l'après-midi fût ponctué par un orage violent; il était près de 19 heures quand nous nous arrêtions de pêcher. 


Le lendemain la température avait fortement baissée et comme nous le constations lors de notre arrivée sur les berges de la Vernaison l'eau était légèrement teintée à cause des pluies nocturnes. Si le début de la matinée fût assez difficile la pêche devint bonne vers midi à mesure que le ciel se découvrait et que le température remontait. 


Cette fois encore la simplicité fût récompensée et toutes les truites furent prises avec des zenmai -dou. 




Dans l'après-midi je reprenais la route du nord où des orages dantesques m'attendaient et me contraignirent d'ailleurs à annuler les visites que j'avais prévu de faire en Savoie mais j'avais passé un weekend avec des amis passionnés de tenkara et c'est bien là le principal.




















mercredi 3 mai 2017

Depuis l'ouverture.


Cela fait maintenant six semaines que la pêche est ouverte et j'y suis peu allé d'abord par manque de temps à y consacrer et parce que le printemps n'est pas vraiment parvenu à s'installer sur la région. Si les aubépines et les merisiers blanchissent tandis qu'anémones et jonquilles s'épanouissent les températures sont restées vraiment basses. 




















































Depuis l'ouverture le temps a été particulièrement sec et les ruisseaux ont vu le niveau d'eau sensiblement baisser mais les températures basses n'incitent guère les truites à l'activité. Il y a quelques semaines mon ami et maître Masami Sakakibara écrivait cette brève phrase qui à mon avis résume parfaitement ce qu'est le tenkara en tant que pêche sportive: "L'important n'est pas le nombre de poissons que je prends mais comment je les prends."
J'ai vu comme tous les ans des attroupements de pêcheurs sur les secteurs les plus facilement accessibles de certaines rivières où les associations mettent un grand nombre de truites de pisciculture, des salmo trutta findus pour être précis, et comme tous les ans ils se sont déjà évaporés laissant ainsi le champ libre pour les jours meilleurs à venir.
Si j'ai peu pêché jusqu'à présent j'y ai pris grand plaisir et ces quelques sorties m'ont aussi permis de récolter bon nombre de plumes qui me seront bien utiles. Je ne traiterai cependant pas de montage de kebari avant la fin de la saison.
J'attendais le long weekend du 1° Mai en espérant une météo vraiment printanière dont je profiterais sur les berges d'une rivière mais étant donné la tempête qui est passé sur la région ça n'a pas été possible, je me suis contenté d'une excellente lecture sur laquelle j'aurai l'occasion de revenir en temps voulu.


Je vous souhaite à tous et à toutes qui partageaient la passion du tenkara une excellente saison de pêche!

lundi 6 mars 2017

Encore quelques jours pour être prêt...

Nous ne sommes plus qu'à quelques jours de l'ouverture de la pêche, il est donc encore temps de se préparer pour la saison de pêche de la truite. 
Comme toujours j'aborde les préparatifs avec calme et sans hâte car je sais que quoi qu'il arrive je serai prêt.
Il a beaucoup plu ces derniers jours et il y a de fortes chances pour que ça continue, c'est donc à la dernière minute que les ruisseaux et rivières qui n'ont pas eu de crue pendant l'automne ni l'hiver vont voir leurs niveaux monter. Ca ne sert donc à rien de se précipiter puisque l'ouverture sera sans doute symbolique et la pêche en elle-même réduite à la portion congrue. 


Je ne consacre pas l'hiver à monter des centaines de mouches comme certains d'abord parce que j'ai pour habitude de n'en emmener qu'un nombre très limité avec moi quand je vais à la pêche et aussi parce que cette volonté d'accumulation compulsive ne me paraît pas être une bonne idée. Je préfère pour ma part ne monter que peu de mouches, les utiliser puis si nécessaire en monter à  nouveau une série. De toute façon la seule boîte que je porte sur moi à la pêche ne peut en contenir guère plus que deux douzaines.  


J'ai donc commencé ce matin par le montage des sakasa kebari de grande taille pour lesquelles j'ai utilisé des plumes de coq et de faisanne. Il y a bien longtemps que je n'avais pas utilisé de plumes issus de coqs de ferme, en lieu et place de coqs de pêche, mais un lecteur du blog m'a proposé de m'en fournir à condition de partager les mouches montées avec lui et ce fût un plaisir d'accepter.
Les plumes de coq de ferme ont des fibres plus longues et bien plus souples que celles des coqs de pêche mais étant donné que j'avais l'intention de les utiliser pour le montage de sakasa kebari cela ne pose aucun problème, bien au contraire. 
J'utilise les hameçons Oni qui ont été designés par Masami Sakakibara et qui sont fabriqués par une célèbre firme Japonaise, ça commence par un "G", qui est le leader mondial dans le domaine. Ils sont d'excellentes qualités et les quatre différente tailles, du 8 au 14 couvrent mes besoins. 


J'utiliserai aussi bien sûr des plumes d'aile de faisanne.
Les dubbing utilisés cette année ne seront qu'au nombre de trois: zenmai, écureuil teinté en noir et écureuil délavé. Des matériaux naturels, peu coûteux voire gratuits, et qui font des kebari solides. 


Je n'utiliserai pas ces kebari à l'ouverture, elles ne sont pas adaptées à cause de leur grande taille à la pêche en ruisseau. Si j'ai commencé par ces montages c'est qu'ils sont les plus rapides à réaliser tout simplement. 


Les sakasa kebari, surtout montées sur des hameçons de grande taille, sont essentiellement des mouches intéressantes pour la pêche vers l'aval car c'est le courant qui donne vie à leur collerette inversée. La fonction détermine la forme.