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dimanche 15 septembre 2013

LA FIN DU DEBUT...

Ce weekend est celui de la fermeture de la pêche dans les cours d'eau de première catégorie, les six mois que durent la saison de la pêche sont encore une fois passés bien trop vite. Enfin pas plus vite que les autres années en réalité mais celle-ci a été sérieusement entamée par des conditions météorologiques exceptionnellement mauvaises; hiver long et rude, printemps pourri et été caniculaire!

Je suis parti en début d'après midi par un temps clair et calme sur un secteur à quelques kilomètres de chez moi avec l'idée de pêcher sur le chemin du retour, prévoyant j'emmène deux cannes. L'automne arrivant, la région commence à être balayée par des vents puissants et je ne voudrais avoir à plier bagage sans coup férir à cause d'un enthousiasme de mauvaise aloi. Pour le reste je ne m'encombre pas, mon équipement se résume à une boîte qui ne contient qu'un modèle de mouche, une bobine de fluorocarbone en 12/100, un coupe fil et une ligne de 3 mètres 60. Pourquoi se déguiser en mulet pour aller à la pêche?



Si depuis quelques jours les températures ont radicalement baissé et que les nuits sont pluvieuses les truites n'en ont pas pour autant repris leurs activités normales, ils va sûrement falloir plus que ça pour que tout rentre dans l'ordre. 
La pêche aujourd'hui n'a pas été facile...


Mais je préfère quand même finir la saison par une sortie le dernier jour même si c'est difficile.
Comme le suggère le titre de cet article cette journée marque surtout pour moi le début d'une aventure halieutique: le Tenkara. J'ai appris un peu cette année et il me reste encore bien plus à apprendre...




dimanche 8 septembre 2013

RETOUR SUR LA BERENCE

Le coup du matin d'hier qui s'est soldé par une bredouille ne m'a finalement pas fait si mauvaise impression; c'est la fin de la saison et les conditions de pêche se sont sérieusement dégradées au cours des dernières semaines et cette sortie a été l'occasion, pas si fréquente, de rencontrer un vrai passionné de pêche à la mouche.
Mais je n'avais pas envie de passer ce dimanche matin à la maison; je décidai donc de retourner au ruisseau que j'avais pêché à l'ouverture, sûrement le seul endroit dans la vallée un tant soi peu abrité du vent de Nord Ouest qui domine largement depuis plusieurs jours.


J'arrive à neuf heures sur les abords d'un ruisseau quasiment à sec! Je ne m'attendais pas une pêche facile mais je me rends très vite compte  que ça va être extrêmement difficile. Il reste moins de vingt centimètres d'eau et elle est translucide comme rarement! Je peux littéralement compter les graviers sans me baisser!
Au cours des trois heures que j'ai passé sur la Bérence ce matin je n'ai repéré que trois truites; j'ai tenté ma chance sur chacune d'entre elles.


La première était sans doute la plus grosse mais surtout celle qui avait la meilleure vue; à peine dans mon champ de vision elle s'est réfugiée dans les racines d'un aulne. Au printemps elle ne m'aurait pas vu à cause de la teinte du ruisseau en crue mais nous sommes à la fin de l'été. Les règles du jeu ont changé.
La deuxième était moins prudente mais si elle a pris ma mouche au premier passage sans se faire prier elle s'est libérée très vite. Pas grosse, à peine maillée mais très nerveuse. 
Après ce décroché je fais une pause comme je le fais maintenant à chaque fois pour me reconcentrer. Je suis convaincu que pour réussir dans cette technique de pêche, surtout dans des conditions pareilles, il faut être parfaitement concentré et ne pas se laisser distraire par quoique ce soit.  Après un bon quart d'heure, je reprends ma progression et repère la troisième et seule truite capturée ce matin; elle est tranquillement installée derrière deux cailloux où l'eau forme un petit triangle parfaitement oxygénée. Un lancer arbalète légèrement en amont des deux cailloux envoie ma kebari pile en face de la truite. Elle la prend et se fait ferrer sans coup férir.


Ce n'est certes pas une truite comme on en voit dans les magazines mais c'est une truite réelle issue d'un ruisseau pauvre en nourriture où elles n'ont pas grande chance d'atteindre de grandes tailles. En tout cas j'ai mis toute ma patience et mon savoir faire pour la prendre et ça m'apporte bien plus de satisfactions que d'être un pêcheur frustré qui vient de se rendre compte que ses rivières ne peuvent pas produire de truites de plusieurs kilos.
J'ai finalement passé une excellente matinée et j'espère qu'il en est de même pour vous!

dimanche 25 août 2013

UN WEEKEND EN DEMI TEINTE

UN WEEKEND EN DEMI TEINTE

J'attendais ce weekend avec pas mal d'impatience, la semaine avait été belle et la météo à peu près stable et je n'avais que la pêche à l'esprit quand enfin j'étais libre. C'était sans compter sur un gros changement de temps à partir du vendredi après midi qui a été marqué par des orages et des températures en dents de scie. Il me fallut attendre le samedi matin pour rejoindre la rivière mais ce fut très dur. Je rentrais chez moi le midi sous un ciel bas et d'un gris opaque qui annonçait clairement la suite: de la pluie. Cette période est souvent la plus difficile de l'année à cause de l'instabilité métérologique mais je crois que cette année ça bat des records!



Ca ne devait s'arrêter que quelques heures plus tard pour laisser place au vent et je décidai de ne pas tenter ma chance avant le lendemain.  Et ce fût assez difficile malgré l'absence de vent, les truites n'étaient pas de sortie et même en allant les chercher elles ne montrèrent guère d'enthousiasme. J'en prends quelques unes quand même mais j'ai subi des décrochages parce que les truites ne mordent pas vraiment elles se contentaient d'attraper ma mouche qui passait devant leur nez. J'ai quand même réussi à capturer quelques instants de réussite:

jeudi 28 février 2013

TENKARA?

TENKARA?


Le Tenkara est une technique de pêche à la mouche apparu au Japon entre le 8° et le 9° siècle dans les régions montagneuses où les paysans avaient besoin de pêcher pour compléter leur alimentation et dans certains cas leurs revenus.
Le terme "tenkara"  qui peut signifier "venu du ciel" ou "des cieux" est d'origine mal connue. Si la pêche en Tenkara est très ancienne, son histoire et son évolution au fil des siècles est par contre mystérieuse; la première trace écrite du Tenkara vient du livre "Journal de l'ascension du Mont Tateyama" publié en 1878 et il n'y ait fait qu'une seule mention au travers de la description d'un pêcheur de Yamame qui utilise des mouches de plumes pour leurrer ces poissons de torrent.

Le terme "tenkara" ne décrira cette pêche en tant que technique qu'à partir de la fin des années 1970 environ; avant il décrit les petits campements de base qu'utilisent les pêcheurs des torrents de montagnes.
La Pêche traditionnelle à la mouche s'appelait jusqu'alors "kebari tsuri" soit "pêche avec un crochet à plumes".