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lundi 2 avril 2018

Ouverture de la pêche 2018

Comme tous les ans je n'ai pas manqué le rituel de l'ouverture de la pêche de la truite bien que cette année j'ai bien cru que pour une fois j'allais le manquer car l'hiver a été particulièrement pluvieux et quelques jours avant la date fatidique l'état de bon nombre des ruisseaux de la région était vraiment mauvais, tous avaient un niveau d'eau élevé et de l'eau bien teintée. Fort heureusement nous avons été comme toute la France touchés par la vague de froid qui a provoqué l'arrêt des pluies et par conséquence logique une baisse assez rapide du niveau des eaux comme je le constatai quelques jours avant l'ouverture à l'occasion d'une promenade sur les berges du ruisseau sur lequel je fais l'ouverture tous les ans. 



Je consacrai une seule et unique soirée à préparer l'ouverture car j'avais en fait tout préparé depuis plusieurs mois; c'était donc plus une revue détaillée de mon équipement. Sachant que je ne pêcherais qu'en noyée en cette période d'ouverture je ne garnissais ma boîte que de quelques kebari à cet usage.


La plus petite n'est autre qu'une version affinée de ma fidèle Yamato kebari qui me suit partout depuis mon voyage au Japon à l'occasion duquel elle fût créée et je ne le regrette pas, bien au contraire car elle m'a fait prendre des truites partout. De l'Itoshiro au Vercors en passant par l'Ardèche et la Normandie. Fidèle au poste! La plus grande, seulement un peu plus grande, est faite de zenmai et d'une plume de poule.


Je décidai de faire l'impasse sur le premier kilomètre de ce ruisseau pour monter à proximité de l'endroit où tous les ans je déjeune à l'occasion de l'ouverture, le secteur où le ruisseau coule dans la partie la plus étroite de sa vallée où j'espérai être quelque peu abrité du vent glacial qui balayait la région depuis plusieurs jours. 


Comme l'année dernière la pêche ne fût pas facile, je tentai tous les postes où j'ai déjà pris des truites dans le passé sans obtenir le résultat escompté et c'est finalement dans un virage où je n'ai jamais vu ni attrapé une truite que mon lancer fût couronné de succès. 



Cette truite repartie dans son élément je rangeai ma ligne sur sa bobine et repliai ma canne, il était déjà midi et l'heure était venue du traditionnel déjeuner d'ouverture. Le vent était toujours très présent mais le ciel s'était dégagé, c'était le bon moment pour des ramen et une bonne bière!


Je redescendais ensuite le ruisseau sans voir personne ni même entendre le moindre bruit que celui du vent. Depuis cette matinée d'ouverture la météo a été constamment mauvaise, les ruisseaux ont repris leur teinte hivernale et je ne suis pas allé à la pêche.